L’éducation chez al Fârâbî : dialogue entre philosophie et religion
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Résumé
En parcourant l’histoire de la philosophie, la partie de l’histoire de la philosophie médiévale et plus particulièrement la pensée d’al Fârâbî a retenu notre attention. Quand on parle d’al Fârâbî, on fait référence, surtout, à sa philosophie politique, métaphysique et ses commentaires sur Aristote. Il est certes vrai que ces points sont essentiels dans sa pensée, mais on ne peut les comprendre sans passer par la question de l’éducation. Si pour al Fârâbî, la réalisation de l’homme ne peut se faire sans la société, il est alors nécessaire de passer par l’éducation. Il part de l’hypothèse selon laquelle les hommes sont de natures différentes, c’est-à-dire qu’ils sont nés avec des prédispositions naturelles qui font qu’ils ont un rapport différent avec la connaissance. Si certains arrivent à apprendre par la méthode démonstrative, qui est l’apanage de la philosophie, d’autres, entendons ici la masse, n’acquièrent le savoir et les valeurs que par la rhétorique ou la persuasion qui est le moyen utilisé par la religion. De ce constat naît alors la nécessité d’un dialogue entre la philosophie et la religion pour une meilleure réussite de l’éducation. Le philosophe et le religieux devraient alors, au-delà de ce qui les différencie, se compléter mutuellement. La société en générale, l’école en particulier gagnerait à intégrer ces diverses méthodes pour une humanité meilleure.