Djibril Samb, un penseur du quelque chose
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Résumé
Notre époque offre le spectre d’une humanité oublieuse d’elle- même. Des attitudes qui épousent la pente de la régression occupent les commentaires et autres analyses à travers les médias où se relayent les spécialistes. Le constat semble effarent : l’homme semble se plaire dans l’abîme de la cruauté s’il n’est pas dans le confort de l’indifférence. Le pessimisme est un poison qui cherche à loger dans le cœur pour malmener la conscience. Et l’un des traits caractéristiques de notre époque est la montée du pessimisme. Les hommes sont habités par un tourment diffus qui n’est pas prêt à quitter. C’est sans doute à point nommé que le philosophe Samb publie le tome 5 de L’heur de philosopher la nuit et le jour, publié en coédition par Les Presses universitaires de Dakar et L’Harmattan en 2021. En effet, le journal philosophique que tient D. Samb n’est pas un journal intime qui gagnerait, lui, à être dans l’ordre de l’intime. Mais ce qui attire l’attention, avant tout, c’est ce regard pénétrant et cette touche toute particulière qu’il offre au lecteur assidu de L’heur de philosopher la nuit et le jour. Il faut le signaler : ce cinquième tome poursuit et clôt, momentanément, les réflexions tilogiques telles qu’elles sont déclinées par l’auteur lui-même.