De la beauté absolue à la beauté relative : Kant et Hutcheson

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Mounirou DIALLO

Résumé

Cette analyse interroge les constructions philosophiques qui ont conduit Hutcheson et Kant à distinguer soigneusement beauté libre (ou beauté purement formelle) et beauté relative (perfection ou beauté adhérente). On ne peut en effet réduire le beau à la valeur de l’expérience pure du goût. C’est pourquoi, il faut bien isoler le goût pur, encore appelé beauté absolue par Francis Hutcheson qu’il oppose à la beauté relative. Kant marque aussi l’écart, pour mieux faire place au jugement esthétique impur (la perfection), en distinguant beauté libre, « dont le jugement se fonde sur une finalité purement formelle, c’est-à-dire sur une finalité sans fin» (Kant, 2000, p.205 : para.15) et beauté adhérente (qui suppose le concept de ce que l’objet doit être). Cette distinction, opérée par le siècle des Lumières, permet aussi d’isoler le cas particulier de la beauté artistique, afin de mieux mettre en perspective la catégorie des beaux-arts.

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Comment citer

De la beauté absolue à la beauté relative : Kant et Hutcheson. (2026). Fikira Revue Africaine, 8(8), 7-20. https://fikirarevueafricaine.com/index.php/fikira/article/view/8