L’Extinction de ‟l’homo africensis” à l’ère transhumaniste
Contenu principal de l'article
Résumé
« Le transhumanisme […] encourage sur base volontaire l’amélioration- augmentation (enhancement) des capacités (physiques, cognitives, émotionnelles) de l’individu à l’aide des technologies matérielles » (Hottois, 2017). Cette perspective, à bien des égards surréalistes, réjouit même les plus sceptiques, même si tous s’accordent à reconnaitre que sa réalisation nécessite d’énormes moyens financiers. A la Silicon Valley, berceau du transhumanisme, ce sont des lobbies industriels qui jouent, non seulement le rôle de financiers, mais aussi de concepteurs de projets transhumanistes. Mais une des questions qui surgissent naturellement est que ces projets répondent, en réalité, à leurs aspirations personnelles et idéologiques. Prennent-ils aussi en charge l’Afrique ? Parce qu’il concerne « l’humain », ce mouvement invite à une redéfinition de l’homme et à une prospective sur l’avenir de l’« Homo africensis. » (L’homme africain).